
New Balance BB950 : faut-il craquer pour la remplaçante de la NB 550 ?
La NB 550 a cartonné, mais elle a aussi agacé. Chaussant étroit, tige rigide comme une boîte à chaussures, confort moyen pour une sneaker censée se porter tous les jours.

La NB 550 a cartonné, mais elle a aussi agacé. Chaussant étroit, tige rigide comme une boîte à chaussures, confort moyen pour une sneaker censée se porter tous les jours.

Imagine une sneaker produite pendant deux ans, enterrée pendant trente ans, et qui revient te narguer pile au moment où tu commences à en avoir ras-le-bol de voir la même Samba partout.

Nike ressort une silhouette que personne n’avait vue depuis 2013 et confie le job à une marque de skate russo-parisienne qui fête ses dix ans. Franchement, si tu m’avais dit ça il y a six mois, j’y aurais pas cru.

Figure-toi que l’homme qui a passé quinze ans à sublimer les créations des autres a décidé, pour ses 15 ans de boîte, de créer la sienne : la New Balance 2011.

Une chaussure de foot à 200 dollars qui se revend déjà à 900 avant même d’être sortie officiellement. Tu vas me dire que c’est normal. Non, ça ne l’est pas. La Nike Phantom 6 x Travis Scott Earth and Metallic Gold crée un bruit que même la marque au Swoosh n’avait probablement pas totalement anticipé.

2 300 paires dans le monde entier. C’est moins que le nombre de personnes dans un stade de foot de ton quartier…. Puis Nike se demande encore pourquoi les gens pètent un câble.

Trois cents paires dans le monde entier. Cela n’empêche pas cette Air Max 1 de faire un boucan d’enfer. Si tu trouves ça absurde, c’est que tu n’as pas encore compris comment fonctionne la mécanique du désir dans la sneaker culture. C’est ce qu’on va démonter ensemble aujourd’hui.

Personne ne l’avait inscrite sur sa liste. Personne ne la guettait sur les boards de hype début janvier. Une silhouette que je n’avais franchement pas mise dans mon top 5 de l’année vient me donner tort.

New Balance vient de sortir une sneaker orange, jaune poussin et bleue roi. La marque qui t’habillait les pieds en gris béton depuis quarante ans a visiblement pété un câble.

Une Vans à 125 balles qui pompe son style sur un sac Chanel à plusieurs milliers d’euros et c’est la Vans qui se retrouve en rupture de stock en quelques minutes. Voilà le genre d’absurdité que j’adore dans la culture sneaker.

Une marque de sport allemande et une boisson gazeuse américaine qui décident de faire des chaussures ensemble, ouais, même moi j’aurais trouvé ça bizarre à expliquer à ma mère.

Une chaussure que personne ne voulait commander, lancée en catimini au bord d’une route de marathon, qui s’est écoulée à 5 000 paires en deux jours et a fini par devenir la deuxième basket la plus vendue au monde en 2017.

Tu as déjà passé une nuit blanche sur SNKRS à rafraîchir l’appli comme un forcené, pour finalement voir apparaître « Vente terminée » sans jamais avoir eu la moindre chance ?

Une paire de chaussures en toile et caoutchouc qui se revend dix fois son prix de détail. Des gens qui campent devant un magasin pour une basket. Des algorithmes qui crashent des sites entiers en quelques secondes.

Tu te souviens de la dernière fois où tu as essayé de chopper une paire en drop ? Tu avais tout préparé : onglets ouverts, carte bleue à portée de main, doigt prêt sur la souris. Et là, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Air Jordan », c’était sold out.

Tout le monde a déjà griffonné une chaussure dans la marge d’un cahier. Mais passer du gribouillis informe à une illustration de sneaker qui en impose, c’est une autre paire de manches.

Une basket dans un musée. Il y a encore quinze ans, l’idée aurait fait ricaner les conservateurs. Aujourd’hui, des institutions parmi les plus sérieuses de France se battent pour accueillir des Air Max et des Superstar sous leurs plafonds dorés.

Ton téléphone dit quelque chose de toi avant même que tu ouvres la bouche. Et si ce qu’il dit, c’est un fond d’écran par défaut avec un dégradé bleu pâle sorti d’usine, on a un problème.

Tu sais ce qui me rend dingue dans la culture sneaker ? On peut sortir une paire parfaite, au bon moment, avec le bon coloris et elle disparaît quand même dans le vide sidéral parce qu’une Jordan ou une Travis Scott a bouffé toute l’oxygène médiatique ce mois-là.

Deux géants mondiaux réunis sur une même sneaker. En théorie, la formule pourrait sembler purement marketing. Pourtant, la adidas x Coca-Cola Superstar II raconte une histoire plus cohérente qu’il n’y paraît.

Avec la Air Max 1000, Nike te vend des sneakers imprimées couche par couche par une imprimante 3D, sans couture, sans lacets, et avec une bulle d’air dans le talon.