Direction les portes du pénitencier. On connait enfin l’épilogue de l’affaire Zadeh Kicks. Le 7 janvier 2026, Michael Malekzadeh a pris 70 mois de prison. Il passera presque six ans derrière les barreaux pour avoir arnaqué des milliers de gens. 80 millions de dollars se sont envolés. Ce n’est pas pour rien que ce type est surnommé le Bernard Madoff de la sneaker.
L’essentiel à retenir en 30 secondes :
- Michael Malekzadeh est condamné à 70 mois de prison pour fraude massive
- 65 millions de dollars de commandes non honorées, 15 millions de dollars de prêts bancaires frauduleux
- Zadeh Kicks promettait des paires en précommande qu’il ne pouvait pas livrer
- Les profits finançaient un train de vie de luxe : Lamborghini, montres, résidence hors de prix
- Bethany Mockerman, complice, sera jugée le 27 janvier 2026
Le système Ponzi qui a trompé toute la communauté
Je te plante le décor. En 2013, Zadeh Kicks démarre comme une plateforme de resell. Le mec bosse depuis l’Oregon. 7 ans après, Malekzadeh lance les précommandes pour les sorties hype. Tu payes avant la release. Il te promet la paire. Sauf que voilà. Le gars sait qu’il ne peut pas tout honorer. L’argent des nouveaux clients paie les anciennes commandes. Une pyramide de Ponzi dans toute sa splendeur. C’est le début de la fin pour un reseller qui a complètement perdu pied. Le procureur le confirme : Malekzadeh vendait et encaissait « en sachant qu’il ne pourrait pas satisfaire toutes les commandes ».
600 000 précommandes pour 6 000 paires reçues
Attends, j’ai gardé le meilleur. En 2021, c’est la sortie de la Jordan 11 Cool Grey, le blockbuster du mois de décembre. Malekzadeh accepte 600 000 précommandes. Il collecte 70 millions de dollars. Devine combien de paires il obtient ? 6 000. Une paire pour cent commandes. Les maths ne mentent pas. Le système s’écroule forcément.
Les clients se voient proposer des remboursements en cash et en gift cards Zadeh Kicks. Le procureur qualifie ces cartes de « sans valeur ». Pendant ce temps, des gens attendent leurs paires. Un client avait 500 000 dollars bloqués selon Complex.
Une escroquerie au service d’un train de vie fastueux
Parlons du butin. Les autorités saisissent tout. Bentley, Ferrari, Lamborghini, Porsche. Des montres de luxe. Des centaines de sacs de marque. Des bijoux.
Sa baraque à Eugene ? Vendue avec ses bagnoles et montres. On nage en plein délire. Total récupéré : 7,5 millions de dollars. Le procureur Bradford déclare : « Malekzadeh a financé son train de vie luxueux en escroquant ses clients et les banques ».
Exemple du blanchiment : le 7 juin 2021, il transfère 790 000 dollars de son compte professionnel vers son personnel. Il achète une montre à 420 000 dollars et une voiture à 79 000 dollars. A ce niveau, je ne sais plus trop quoi dire. J’en perds mon latin.
La chute d’un empire pourri
Nous arrivons en avril 2022, Malekzadeh doit alors 65 millions de dollars à ces clients. Un mois plus tard, c’est la mise sous séquestre. Un administrateur externe prend le contrôle. Son objectif : liquider les actifs afin de rembourser les victimes. Ce dernier dresse un bilan du stock qu’il évalue à 60 000 paires. Sa valeur ? Entre 12 et 20 millions. L’écart avec les 65 millions dus ? Abyssal. La messe est dite.
Le réquisitoire implacable du procureur
Le 7 janvier 2026, le verdict tombe à Eugene. Malekzadeh écope de 70 mois de prison fédérale. Je te traduis : presque six ans derrière les barreaux. Après ça, il aura cinq ans de liberté surveillée. La justice lui confisque 15 millions de dollars d’actifs. Il devra rembourser intégralement toutes ses victimes. L’audience pour fixer le montant exact est prévue le 31 mars 2026.
Le procureur Bradford y va sans prendre de gants. Il parle de « cupidité insatiable ». Je trouve qu’il a raison. Malekzadeh a « retardé des achats de maisons, des retraites, des fiançailles ». Tu captes l’ampleur ? Des vies entières mises en pause. Des projets qui s’écroulent.
Ce que l’affaire Zadeh Kicks nous dit du sneaker game
Le premier sentiment qui domine, c’est la tristesse. On parle d’une passion qui vire au cauchemar. Il n’y a rien qui va dedans, entre la vénalité des uns et l’abus de la confiance des autres. C’est tout l’inverse des valeurs que la communauté sneakers doit défendre. Maintenant avec le recul, j’y vois aussi les prémices de l’éclatement de la bulle spéculative. Le système était en surchauffe et a accouché d’un monstre. A la finale, personne ne sort gagnant.
Photos : @toddcooper


