La marque fondée par William J.Riley vient de lâcher un sacré pavé dans la mare. Je parle évidemment de la Gator Run, qui sort en France le 21 janvier 2026. Toi, tu t’attendais à ça ? Moi pas. Ce nouveau modèle nous replonge dans un pan des archives méconnu de la firme de Boston. Avant son apparition, j’ignorais totalement le passé de NB dans le football américain.
Le nom annonce directement la couleur. Gator, comme alligator. Et quand tu découvres la paire, tu comprends illico le délire.
L’essentiel en 5 points :
- New Balance propose une mise à jour de la New Balance Gator Turf, une chaussure pour gazon de 1982
- La New Balance Gator Run est plus qu’une simple alternative à la Nike Astrograbber
- La semelle AT Tread de la NB Allerdale assure l’accroche, la mousse Fresh Foam X garantit le confort
- Deux coloris au lancement : Shadow Red (bordeaux) et Black, sortie le 21 janvier 2026
- Prix contenu à 130 euros pour une paire premium qui réunit le tout terrain et le lifestyle dans un look low-profile
Du cuir verni pour faire tourner les têtes
L’empeigne arbore fièrement du cuir verni avec effet crocodile. Brillant, presque ostentatoire, il attire immédiatement ton regard. 2 coloris inaugurent la collection : la Shadow Red et la Black. Perso, le rouge me parle vraiment plus.
Les lacets blancs contrastent violemment avec l’ensemble. La languette en cuir rajoute une touche premium bienvenue. Mais le vrai coup de théâtre se trouve en dessous.
Des crampons d’alligator qui en jettent
Regarde attentivement la semelle extérieure. Tu vois ces crampons agressifs ? New Balance les appelle carrément des « dents d’alligator ». La Nike Cortez Shark n’a qu’à bien se tenir.
Cette semelle AT Tread provient directement de la New Balance Allerdale. Ce modèle pour daron passé inaperçu sauf auprès des acharnés du made in UK.
La semelle crantée (aucun lien avec le trail) marque clairement plus qu’une sneaker de la même catégorie. Ça donne franchement un look barbare, presque trop incisif pour la ville. Mais bizarrement, l’ensemble fonctionne parfaitement. C’est cohérent, même si ça reste étrange au premier coup d’œil.
L’histoire derrière la NB Gator Run : retour en 1982
La Gator Run n’est absolument pas sortie de nulle part. Elle revisite intelligemment la New Balance Gator Turf de 1982, une chaussure multi-terrains qui ciblait autant les joueurs de baseball que les quarterback. Joe Theismann, Rick Miller, Willie Wilson, l’ont tous portées.
À l’époque, New Balance vantait un « design pyramidal multi-dimensionnel » révolutionnaire. Les crampons accrochaient littéralement sur tous les terrains possibles. Pelouse, terre, bitume, tout passait sans broncher. Tu pouvais jouer au foot avec. Même au lacrosse (avoue que tu ne connais pas cette discipline).
Taylor Canby, directeur design chez NB, résume parfaitement le concept : « Revisiter le passé avec un nouveau regard ». Traduction concrète : prendre un vieux modèle, le moderniser sérieusement et en faire à une pièce à la mode grâce au cuir façon peau de reptile. Ça sonne peut-être un peu corporate, mais le résultat parle de lui-même. New Balance évite le piège de la simple réédition. Le boulot d’adaptation la rend plus dangereuse qu’une Astrograbber.
Le Fresh Foam X et un confort marathon
Passons maintenant aux technologies embarquées. La mousse Fresh Foam X équipe généreusement l’intérieur. C’est la mousse signature de New Balance depuis quelques années maintenant.
Elle offre un amorti moelleux sans jamais être trop mou. Parfait pour tenir debout toute la journée. Ou pour marcher des heures sans exploser les articulations.
La construction générale mise clairement sur la durabilité. New Balance n’a absolument pas cherché le poids plume. L’empeigne reste stable, avec des renforts placés stratégiquement.
Le taillage reste heureusement classique. Prends simplement ta pointure habituelle, ça devrait rouler nickel.
La comparaison qui dérange : Nike Astrograbber
Impossible d’éviter le sujet épineux : la Nike Astrograbber. Relancée brillamment en 2025 avec Bode, elle n’a pas pleinement convaincu. Idem pour la Nike General Field, autre paire d’inspiration NFL.
La Gator Run lui ressemble indéniablement. Silhouette basse, semelle crantée, look rétro-performance marqué. Les deux reprennent habilement des codes des années 80.
Mais New Balance se démarque nettement avec le cuir éclatant avec un imprimé animal et sa toe box en T. Nike joue plutôt sur le daim et les matériaux classiques. NB ose franchement le brillant, le tape-à-l’œil. C’est une réponse directe à Beaverton. Un vrai coup de pied dans la fourmilière ? Je n’irais pas jusqu’à dire que ça marche du tonnerre mais la Astrograbber tient là un sacré challenger.
Pour qui cette paire atypique ?
La Gator Run cible précisément un profil bien défini. Tu veux une basket qui passe avec tout, vraiment différente, pas trop chunky. Bureau, week-end, chill en ville : elle couvre vraiment large. Tu suis activement la tendance low-profile (les paires comme la Puma Speedcat) qu’on essaye de nous imposer depuis 2025. Les dad shoes massives, c’est pas encore fini. Les silhouettes fines, aux volumes soigneusement contenus, tente de se faire une place.
Prépare tes 130€ pour le mercredi 21 janvier
New Balance pousse la comparaison jusqu’au tarif puisqu’il est le même que celui des Astrograbber. Techniquement, la Gator Run reste supérieure grâce au Fresh Foam X. Tu devrais en avoir largement pour ton argent.
La sortie mondiale est fixée au 21 janvier 2026 sur New Balance.com et chez des revendeurs triés sur le volet. Certaines boutiques européennes ont déjà commencé les pre-releases dont Concepts.
Une des surprise sneakers de l’année ?
La New Balance Gator Run représente un pari. Elle mixe habilement le style des crampons tout-terrain et le lifestyle, les années 80 et 2026.
Le cuir verni ne te plaira pas forcément. D’autres coloris moins clinquant arriveront dans les prochaines semaines. Mais bon, ça reste une sneaker clivante. Soit tu adores complètement, soit tu détestes profondément. Moi, j’adhère assez au concept. Surtout que le design est plus fouillé si tu la compares aux sneaker basses de Nike. Je la vois bien faire un carton auprès des femmes.
Les pointes peuvent sembler trop agressifs pour certains. Mais ils ajoutent justement du caractère, de la vraie personnalité. C’est précisément ce qui manque cruellement à beaucoup de baskets actuelles.
À 130 euros, c’est une prise de risque mesurée. Tu testes tranquillement un nouveau modèle sans exploser ton budget. Et si ça matche parfaitement, tu tiens une paire avec du mordant.
New Balance prouve encore qu’elle maîtrise parfaitement le lifestyle. Après les 204L, Allerdale, Abzorb 2000, la Gator Run s’inscrit logiquement dans une série gagnante.
Publicité New Balance Gator Turf années 80 avec Joe Theismann via @nbcyberpark
Photos : Concepts




