Tu crois que t’es prêt, mais tu l’es pas. À un moment, il faut appeler un monstre un monstre. Et là, clairement, on ne parle pas d’une petite paire customisée. La Air Max 1 Mind Flayer, signée Patryk Margiel, fait froid dans le dos.
L’inspiration vient de Stranger Things, mais pas du côté nostalgie cool. Non. Ici, on tape dans le dur avec le Mind Flayer, la créature la plus flippante de la série. Un truc tentaculaire, invisible, qui s’infiltre partout. Le genre d’entité qui ne court pas, mais qui gagne toujours. Traduire ça sur une Air Max 1, c’était loin d’être gagné.
Déjà, il n’existe que 11 paires. Clin d’œil évident à Eleven, seule capable de tenir tête au monstre. Pas une paire de plus. Cette sneaker a été pensée pour le final de la série, comme une sorte de point final matérialisé en cuir et en fil. Il ne s’agit pas d’un produit dérivé mais plutôt d’une pièce souvenir, version dark.
Quand tu regardes la partie supérieure, tu comprends vite le délire. Le cuir italien premium affiche un effet craquelé, comme si la chaussure avait traversé l’Upside Down. Par-dessus, les broderies s’étendent partout, sans interruption, comme des racines qui auraient décidé de coloniser la paire. Ça serpente, ça s’emmêle et te donne la chair de poule. Patryk Margiel l’explique lui-même : faire courir la broderie sur toute la chaussure, sans rupture, lui a donné du fil à retordre. Ça se voit.
La semelle est jaunie volontairement, façon Air Max oubliée au fond d’un placard depuis 1987. Un hommage aux années 80, période bénie des synthés, des monstres en caoutchouc et des Nike qui vieillissent mal mais avec panache.
Alors oui, 1430 €, c’est chaud. Tu commandes une sneaker faite à la main, avec deux mois de production, livrée avec : une boîte personnalisée par Margiello, un shoe bag, un certificat, un poster encadré et t-shirt. En gros, une sneaker artisanale.
Est-ce que c’est raisonnable ? Même pas en rêve. Est-ce que ça hypnotise ? Totalement. Et parfois, une sneaker, ça sert juste à ça : te retourner le cerveau.





