La Nike Mind 001 ne met pas tout le monde d’accord. Il y a ceux qui kiffent, et ceux qui bloquent. Un reproche revient souvent : le confort. Pas pour tout le monde, attention. Mais assez pour qu’on aille voir de plus près.
Portée sur la durée. Testée pour de vrai. Et le constat est simple : le “défaut” est surtout un malentendu.
L’ajustement, le premier clash
La claquette est étroite. Vraiment étroite, surtout à l’avant. Pieds nus, t’es serré comme dans le métro à 18h. Au début, ça passe. Puis le pied commence à chercher de l’air. Ce n’est pas violent, c’est insidieux. Progressif. Au bout de trois heures, tu sens chaque couture.
Beaucoup y voient un défaut rédhibitoire. Moi, j’y vois un choix de design… mal calibré pour le quotidien. Nike a cherché le côté technique et sculptural. A la finale, tu obtiens une paire qui serre plus qu’elle ne suit le pied.
La chaleur qui s’accumule
Ensuite, il y a la ventilation. Ou plutôt son absence. La Nike Mind 001 enveloppe le pied comme un gant. Trop bien, même. L’air ne circule pas suffisamment. La chaleur s’installe doucement, sournoisement. Pas de quoi hurler, mais assez pour ne jamais oublier qu’on la porte.
C’est ça, le vrai problème. Le confort, normalement, c’est quand tu oublies ta chaussure. Là, impossible. Le pied reste en alerte permanente (ou presque).
Les petits trucs qui agacent
Et puis il y a ces détails que seuls les sneakerheads captent. Le bruit au sol. Ces micro-frictions qui grincent légèrement. Rien de dramatique pris isolément. Mais bout à bout, ça transforme chaque pas en rappel constant de ta présence.
Pour contrer ça, on s’adapte. Des chaussettes plus épaisses. Des sessions de port raccourcies. Une utilisation ciblée, presque stratégique. Ces ajustements ne sont pas des échecs. Ce sont des indices.
Ce que je retiens
La Mind 001 n’est pas inconfortable par erreur. Elle est exigeante par conception. Elle fonctionne dans son cadre précis. Elle échoue quand on lui demande d’être une Air Max 1.
Le vrai souci ? Nike a créé un chausson conceptuel en lui collant des attentes grand public. Et ça, ça ne pardonne pas.
Photos : @donjuan914





