Début janvier, Nike lance un sabot de récupération expérimental qui promet de stimuler ton cerveau par les pieds. La Nike MIND 001 détonne avec un prix de 89.99€, ce qui la positionne dans la fourchette haute de gamme des claquettes. Ce tarif se situe entre celui des Crocs classiques et les Oofos premium.
La marque au Swoosh promettait une révolution sensorielle, rien de moins qu’une nouvelle ère du bien-être plantaire. La Nike Mind 001 est elle confortable ? Les retours terrain parlent plutôt de Crocs dopées. Le gap entre la comm’ et la réalité mérite qu’on creuse.
L’essentiel à retenir :
- La Nike MIND 001 offre un confort correct, mais loin d’être révolutionnaire malgré les promesses.
- Les petites billes stimulent légèrement la plante du pied sans bouleverser l’expérience de confort.
- La mousse classique Nike assure un chaussant agréable comparable aux claquettes standards du marché.
- Sur la moquette, l’effet des picots disparait complètement. Ils s’activent uniquement sur surfaces dures comme le parquet.
- La sensation s’estompe après deux heures d’utilisation, ton cerveau oublie rapidement la stimulation plantaire promise.
- À 90 euros, tu paies surtout le design alien et le concept expérimental du Mind Science Department.
Premier contact : la réalité rattrape le hype (ou la fiction)
Un premier testeur enfile la paire. Il se lève, pleins d’espoir. Essai sur moquette. Résultat ? Que dalle. Aucune stimulation particulière. Les nodules orange censés chatouiller ton cortex jouent les timides. Sur parquet, ça change du tout au tout, les picots se réveillent enfin et commencent à faire leur boulot. Ils appuient légèrement sous la plante. Mais l’intensité reste modéré. Trop modeste même pour une technologie vendue comme une innovation de rupture.
La métaphore du papier bulle
Voilà le meilleur résumé qui ressort des essais. Marcher sur du papier à bulles qu’on ne peut pas faire péter. C’est frustrant et agréable à la fois.
Les picots pressent ta voûte plantaire avec juste assez d’insistance pour qu’on le remarque au début. Pas assez pour que ça bouleverse ton quotidien. Après deux heures, le cerveau oublie leur présence comme il oublierait le tic-tac d’une horloge. L’effet s’estompe comme un souvenir flou.
La mousse Nike fait le boulot, souple et flexible comme toutes ses cousines du marché. Rien de game-changing dans la formule utilisée ici.
Le chaussant : ça passe sans plus
L’ajustement tombe pile selon les retours. Tu n’auras de mauvaise surprise. Par contre, la Nike Mind 001 a tendance à tailler petit. Je te conseille de prendre une demi-pointure au cas où. La mousse encaisse bien les heures debout sans générer de point de pression particulier. On peut porter ça toute la journée sans douleur.
Sur une surface dure, les picots s’expriment mieux et délivrent enfin la sensation promise par le Mind Science Department. Le carrelage ou le parquet leur donne vie. La moquette les neutralise complètement, ce qui pose question pour une chaussure pensée avant tout pour l’intérieur. Bizarre comme conception.
Question durabilité, les plots font un bruit de ventouse à chaque foulée. L’adhérence du caoutchouc orange se fait entendre. Pas désagréable, juste audible dans un appart calme.
Ce que tu dois retenir avant de l’acheter (ou pas)
Faut pas se mentir. Les retours fonts état d’une sensation agréable mais ça ne va pas changer ta vie. La révolution attendra.
Nike a visé Mars avec son Mind Science Department, imaginant une connexion inédite entre semelle et synapses. La silhouette a atterri dans ton salon. Pour 90 balles, tu chopes des pantoufles solides mais pas exceptionnelles. Le design façon alien (ou Tesla) arrache tous les regards. Mais niveau performance pure, rien qui justifie vraiment le buzz généré sur les réseaux depuis la sortie.
Les plots apportent du piquant. Une petite stimulation sympa pour la récup avec un entraînement. Mais loin, très loin des promesses folles sur la connexion cerveau-pied martelées dans toute la campagne de lancement.
Tu regretteras pas l’achat si t’aimes l’expérimentation. Mais attends-toi pas à un miracle plantaire. Le hype repose plus sur le concept novateur que sur les bénéfices réels mesurables au quotidien.
La vraie question reste en suspens : est-ce que Nike va pousser plus loin cette approche avec une version 2.0 plus aboutie ? Ou la Nike Mind 001 restera-t-elle un ovni sympathique dans l’histoire des recovery shoes ?
Photos : @step_byjun
Source : Seth Fowler





