La Air Jordan 5 Wolf Grey est une « non-OG » et ça ne lui enlève rien. Voilà, c’est dit. Écoute, avant d’aller plus loin, on va régler ce débat une bonne fois pour toutes. Le label « non-OG » fait flipper certains puristes depuis 2011 et je comprends pas pourquoi.
Un coloris OG, c’est une paire que MJ a lacée en match. Fire Red, Grape, Black Metallic, des coloris nés sur le parquet, sueur et playoffs compris. Une Air Jordan non-OG, elle, n’a jamais vu un vestiaire NBA. Elle est née après, pour la rue. Et le seul indice visuel qui trahit la différence ? Le talon. Sur une OG Jordan 5, tu lis « Nike Air ». Sur la Air Jordan 5 Wolf Grey, c’est le Jumpman qui squatte. Voilà, t’as tout compris.
Le gris : la couleur la plus sous-estimée ?
Maintenant parlons du vrai sujet. Le gris, dans la culture sneaker, c’est parfois l’incompris. Pendant des années, on lui a reproché d’être trop neutre. Grosse erreur.
Le gris, c’est la couleur de celui qui n’a rien à prouver. C’est aussi la teinte la plus impitoyable pour les matières : un suède gris expose immédiatement la qualité, ou le manque de qualité. Jordan Brand le savait très bien en 2011. Ce n’est pas un choix par défaut, c’est un choix de confiance.
Le « Wolf Grey » en particulier, c’est pas n’importe quel gris. C’est un gris chaud, légèrement brun, qui se révèle sous différents jours selon la luminosité. Il est presque animal. Par temps couvert, la nuance grise devient presque anthracite, sombre. Mystérieuse comme un loup en embuscade.
Au soleil, le suède expose toutes ses nuances. C’est ça la magie, elle change de visage sans jamais changer de caractère.
Symboliquement, cette teinte repositionne entièrement la Jordan 5. Là où les OG parlaient de victoire et d’intensité, le Wolf Grey parle d’élégance feutrée. Elle est au modèle de 1990 ce que la Cool Grey est à la Jordan 4. C’est le quiet luxury avant que le terme existe. La paire de celui qui a construit son vestiaire sans esbroufe, et sans chercher la validation des autres.
Née en 2011, collector pour toujours
La AJ5 Wolf Grey n’a jamais prétendu être une OG. Elle débarque pour les 20 ans de la silhouette, à un moment où Jordan Brand vise la rue plutôt que le parquet. Elle se distingue par son suède premium et sa semelle icy blue translucide. Avec cerise sur le gâteau, des tons neutres absolument impeccables. Elle n’a aucun rapport avec les Bulls. Et honnêtement, je m’en fous complètement.
15 ans d’absence : le marché parle pour elle
Jordan Brand n’a pas réédité ce coloris pendant 15 ans. Les paires deadstock de 2011 ont maintenu des prix solides sur StockX et GOAT pendant toute cette période. La demande n’a pas baissé, elle a grimpé. C’est exactement le comportement d’un collector, pas d’une paire de second rang. Le marché s’en moque, lui, du diktat OG.
Le 28 février 2026 : enfin
La seconde rétro arrive le 28 février, à 220€, fidèle à celle de 2011. La Air Jordan 5 Wolf Grey n’a pas eu besoin d’un tampon OG pour écrire son histoire. Elle l’a construite autrement, avec un gris qui raconte plus qu’il n’en dit, une rareté de 15 ans, et une génération entière qui s’est faite dessus. C’est ça, la vraie légitimité.
Photo de la couverture : @all_good101



