Qui se souvient de la…. Parra x Air Maxim 1+ QS ‘Lovely Loners’ ?

L’annonce d’une nouvelle collaboration entre Nike et Parra a fait sensation. Le sneakerhead est une personne dotée d’une forte sensibilité. La simple évocation de Pieter Janssen suffit à le mettre en émoi. Le nom de l’illustrateur néerlandais reste associé à des Graal tels que les éditions Amsterdam et Cherrywood. En 2009, il parvient même à rendre attirante une Air Maxim 1, un pari loin d’être gagné d’avance. L’âge d’or de la Air Max 1 semble être un lointain souvenir lorsque Nike sort cette variante. Pour un puriste, le shape est un aspect non-négociable. Le point d’achoppement se situe à ce niveau. Bien que la Maxim 1 soit supérieure à une Air Max 87 sur le plan technique grâce au Flywire, sa toe box en forme de banane divise. Pour ne pas arranger les choses, Elle est aussi plus volumineuse. Les autres versions modernisées (Tape, Hyperfuse, Flyknit) qui sortiront par la suite, feront davantage consensus. La Maxim 1 se trouve quelques défenseurs mais ses détracteurs sont bien plus nombreux. Une image de mal-aimée finit par lui coller à la peau.
Dans le cadre du projet Rivalry, Nike lance un défi à Parra qui 1 an plus tôt a signé une somptueuse Air Max 95. La thématique ? La rivalité dans le monde sportif. Chaque participant doit imaginer une équipe fictive. Bref, un prétexte pour élaborer une collection lifestyle. Quel est la philosophie que le Batave souhaite exprimer à travers ses créations ? L’essentiel est de participer (une citation faussement attribué à Pierre de Coubertin). Les membres de son équipes sont des perdants mais avec un magnifique état d’esprit : le team Lonely Losers. C’est ce qu’exprime l’illustration du pouce vers le bas sur la semelle intérieure de l’édition limitée. Elle est imprégnée par le Post Pop Art, une des grandes influences de l’artiste. Parra est un maître dans le jeu des contrastes. Il le démontre avec la paire noire aux lacets bicolores et dont la midsole présente des taches bleues et rouges. Des coutures exploitant les mêmes nuances entourent son garde-boue. Enfin, une broderie L avec une typographie dont l’illustrateur a le secret, lui assure une bonne dose du peps.
Ce n’est pas la folie habituelle mais la Nike quickstrike s’écoule quand même. Le design imaginé par l’Hollandais aide à faire passer « la pilule » du shape de la Maxim 1. Si un collectionneur d’Air Max 1 ne devrait en avoir qu’une, ça serait celle-ci. Le temps finit toujours par rendre justice. Aujourd’hui, l’oeuvre de Parra possède un statut de collector. Comme quoi, il a fait plus que de participer à ce projet.

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Photos : @fouilltar & @afrokix

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