Une AJ3. La silhouette que Michael Jordan portait pour terroriser la NBA en 1988. Et Jordan Brand arrive en 2026 avec une version vert menthe, rose poudré et lilas pastel. Franchement, j’ai cru à une blague de mauvais goût le jour où j’ai vu les premières images.
| Air Jordan 3 Retro OG Spring is in the Air | |
|---|---|
| Modèle | Air Jordan 3 Retro OG |
| Date de sortie | 18/03/2026 |
| Coloris | Sail/Jade Aura/Aura/Iced Carmine/Muslin/Iris Whisper |
| SKU | IF4396-100 |
| Prix | 215 € (hommes), 155 € (GS), 95€ (PS), 80€ (TD) |
| Où acheter | SNKRS |
Ce que tu dois savoir avant tout :
- La Air Jordan 3 Spring is in the Air sort le 18 mars 2026, juste avant Pâques, au prix de 209.99€.
- Le coloris officiel s’appelle Sail/Jade Aura/Iris Whisper/Iced Carmine, autrement dit : du blanc cassé comme base, avec du vert menthe, du lilas et du rose poudré qui viennent s’installer partout. Pastel, donc.
- Le détail qui mérite d’être souligné : le logo Nike Air OG au talon, pas le Jumpman. C’est le même branding que sur les colorways originaux de 1988, un signal fort envoyé aux puristes. Et la paire est disponible en full family sizing, hommes inclus.
L’elephant print brodé : le game changer
L’elephant print, c’est l’ADN de l’AJ3. Cette texture en relief qui ressemble à de la peau d’éléphant sur le toe et le heel, c’est ce qui rend la silhouette reconnaissable entre toutes. Sauf que sur cette AJ3 Spring is in the Air, Jordan Brand a remplacé la version texturée classique par une version brodée, plus lisse, plus douce. C’est un vrai choix de design, pas une économie de matière. La paire perd un peu de son caractère rugueux et gagne une dimension plus « mode », presque couture. C’est exactement comme si tu mettais un costume en lin à quelqu’un qui a toujours porté du denim épais. C’est beau, mais c’est lui ?
Pour qui est cette paire, vraiment ?
Là, on touche au vrai débat. Historiquement, ce genre de palette pastel saturée, c’est réservé aux exclusivités femmes ou aux tailles enfant. Jordan Brand assume ici le grand écart en proposant la paire à tout le monde. Athlon Sports l’a d’ailleurs qualifiée de « drop le plus polarisant de 2026 » et je comprends pourquoi. Une partie de la communauté y voit une AJ3 simple à porter, fraîche, parfaite pour le printemps. L’autre partie y voit une trahison de l’ADN d’une silhouette qui n’a pas été conçue pour ressembler à une vitrine de pâtisserie. Moi le premier, j’ai cru à une erreur de casting.
Crédible ou pas ?
Après avoir digéré le truc, et crois-moi, il faut un moment, je dois admettre que la palette est cohérente et bien exécutée. Ce n’est pas du chaos coloré. La construction reste sérieuse : cuir premium, tooling OG, Nike Air branding vintage. À 210€, le ratio qualité/originalité tient la route. C’est une paire de contexte, pas une paire universelle. Si tu veux une AJ3 qui ne ressemble à aucune autre dans ton placard, c’est précisément celle-là.
La vraie interrogation qui me trotte en tête, c’est celle-ci. Jordan Brand multiplie les colorways thématiques Easter, été, printemps, Black History Month, Lunar New Year, au point où chaque saison devient un prétexte à un drop. À quel moment cette stratégie finit-elle par diluer ce qui fait la valeur d’une AJ3 ? La Spring is in the Air est peut-être réussie. Mais c’est la énième « saison » en deux ans. Et moi, ça commence à me poser une question simple : à force de tout thématiser, est-ce que Jordan Brand ne risque pas de transformer ses icônes en décorations ?
Photos : Offspring & Solebox










